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Le Business Club CVCI s’intéresse à la marche des affaires des entreprises romandes

L’humain et la relation client, l’innovation et la réactivité sont les clés de la réussite des entreprises romandes. Le point avec 3 entreprises de différents secteurs.

Lors de l’édition « Tendances 2018-2019 » du Business Club, Patrick Zurn, du département Conditions Cadres de la Chambre vaudoise du commerce et de l’industrie, présente les résultats de l’enquête conjoncturelle menée par la CVCI. Trois entreprises membres du réseau Business Club viennent compléter les éléments chiffrés récoltés par la CVCI et apportent leur témoignage sur la conjoncture de leur secteur professionnel.

Résumé en quelques points :

Groupe AMAG – Etienne Stuby, Directeur des sites de Lausanne et Crissier :
• La digitalisation des véhicules permet d’axer de nouveaux modèles d’affaires sur la mobilité des gens (car sharing) et d’envisager des partenariats avec de nouvelles solutions de mobilité.
• Un nouvel acteur concurrentiel se profile : les usines veulent atteindre directement le consommateur final,
• La vente de véhicule est un secteur qui a perdu beaucoup de marges depuis une dizaine d’année. Phénomène renforcé avec la force du Franc Suisse.
• Les réglementations et normes sont toujours plus exigeantes et poussent à toujours plus d’innovations pas toujours réussies et maîtrisées.

Les axes de travail d’AMAG :
• Renforcer le management
• Renforcer la formation, pour donner les moyens aux collaborateurs de se montrer compétitifs et prêts face aux nouveaux besoins et nouvelles technologies (par exemple électrification des véhicules).
• Innover dans des partenariats en matière de digitalisation
• Envisager différemment les « points de ventes », cela se traduit par

 

Caroline Müller, Directrice de MAP SA, agence spécialisée en communication et marketing, de taille moyenne et pouvant fournir toutes les compétences de la palette MarKom.

Ses constats :
Le marché est fragmenté entre grandes agences et petites agences. Cette fragmentation aboutit à du dumping sur les prix et incite le client demander toujours plus en payant moins. Les marges se réduisent donc encore régulièrement. Beaucoup de concurrents ferment faute de ne pas pouvoir fournir tous les services attendus par les clients ou conséquence d’avoir trop fortement réduit leurs marges. Concrètement, la vision à long terme n’existe plus. Jusque dans les années 2008-2010, les budgets étaient négociés et respectés une année à l’avance. Désormais, la visibilité est à peine à deux mois.

La réactivité des entreprises du secteur MarKom doit être rapide et innovante:
• Travailler plus rapidement avec moins de personnel. Pour que l’agence reste compétitive, certains métiers spécialisés ont presque voire totalement disparu (typographe, photographe, photolithographie …). Des collaborateurs « un peu doués, débrouilles et inventifs » remplacent ces spécialistes qu’il n’est plus possible de financer dans un projet.
• Se renouveler sans cesse et être à l’affut des nouvelles tendances du métier.
• Etre force de proposition envers le client, de façon adaptée à ses besoins, mais sans être trop pushy.

 

Société Coopérative Migros Vaud – Olivier Potterat, Responsable du département immobilier et culturel :

Analyse rapide du marché :

  • • Concurrence intense et très variée : Suisse / France, points de ventes physiques/commerces online
    • Pression très intense sur les marges au niveau de la distribution
    • Coûts internes, logistique notamment

 

Depuis 2 ans la Migros a proposé de nouveaux modes de vente et de paiement à ses clients : le self-scan et le self-checkout.

  • Certains de objectifs des « bornes self » :
  • • Moins d’attente pour le client, il est actif, moins de manipulation de la marchandise, gain de temps pour le client.
    • Facteur humain interne et externe – crainte de voir les métiers de caissier/caissière disparaître. Du personnel reste toujours nécessaire pour renseigner et vérifier le déroulement des self-checkout et self-scan (maintenir le lien avec les clients, limiter les vols, renseigner sur les processus).

 

En résumé, nos 3 intervenants s’accordent sur les éléments suivants :
• La problématique de la visibilité des affaires reste extrêmement difficile à percevoir et anticiper.
• La concurrence se diversifie (le fournisseur, le client, le partenaire sont de potentiels concurrents) et vient de loin (Suisse, UE, …).
• La contrainte des marges : la reprise annoncée ne se traduit pas encore si concrètement auprès des entreprises car les différents maillons de la chaîne économique ont pris l’habitude de « demander plus, payer moins, payer tard, d’analyser les prix en Suisse ou à l’étranger ».
• Les outils informatiques et technologiques permettent par contre une analyse rapide et fine au quotidien (tableaux de bord) et donc des réajustements rapides si on sait être réactif.
• Il est nécessaire d’être inventif et réactif face aux difficultés du marché, d’envisager des solutions « métier » (du personnel qui peut se charger de nouvelles tâches), des solutions structurelles (chaines logistiques), …
• Importance d’être proche du client pour anticiper ses attentes et besoins, le fidéliser.

 

En avril et octobre 2019, le Business Club proposera de nouvelles éditions de « Tendances 2019-2020 »

Informations complémentaires sur les enquêtes conjoncturelles menées par la CVCI: www.cvci.ch/services/conjoncture/enquetes-conjoncturelles.html